À Dijon, une photographe met son savoir-faire au service d’un moment que personne ne devrait avoir à vivre : la rencontre, puis l’adieu, avec un bébé disparu. Son travail ne cherche ni à embellir le drame ni à effacer la douleur ; il donne une forme sensible à la mémoire d’un enfant et à la place qu’il occupe dans sa famille.
Nostalgique des Polaroid instantanés ? Voilà ce que tu dois retenir :
- ✅ Ces images sont de vraies photographies de famille : elles racontent un lien, pas un acte médical.
- 📷 La préparation compte autant que la séance : les parents choisissent les vêtements, les objets et le rythme.
- 🤍 Un portrait intime reste toujours un choix : aucune famille ne doit se sentir obligée d’accepter des photos.
- 🕊️ La retouche peut retirer les marqueurs hospitaliers pour laisser davantage de place au visage, aux mains et aux souvenirs familiaux.
À Dijon, la photographie des nouveau-nés disparus transforme l’absence en mémoire familiale
Photographier un enfant décédé à la naissance ou pendant la grossesse est une démarche qui heurte parfois, surtout lorsqu’on n’a jamais été confronté au deuil périnatal. Pourtant, pour des parents, l’image peut devenir le seul témoignage concret d’une rencontre qui a bien eu lieu. À Dijon, Anaïs Nannini réalise ce travail bénévole aux côtés de l’association Souvenange, dont la mission consiste à offrir des photographies professionnelles aux familles qui le souhaitent.
Cette photographe, habituée aux mariages, aux grossesses, aux naissances et aux portraits de famille, intervient aussi lorsque la vie bascule. Depuis plusieurs années, elle accompagne des parents dont le bébé est décédé in utero, après une interruption médicale de grossesse ou peu après la naissance. L’enjeu est immense : ne pas prendre une « belle image » au sens décoratif du terme, mais créer un repère affectif fidèle, doux et respectueux.
Le mot éternité prend ici une signification très concrète. Un nouveau-né disparu ne laissera pas de premiers pas filmés, de rentrée scolaire photographiée ou de portrait d’anniversaire accroché au mur. Il peut néanmoins laisser une image de ses mains, de son visage, de ses pieds, de son prénom inscrit près d’un doudou ou de ses parents qui le portent. Ces détails deviennent une trace. Ils disent : cet enfant a existé, il a été attendu et aimé.
Dans les récits partagés autour de cette pratique, une phrase revient avec force : ce sont de vraies photos de famille. Cette approche change complètement le regard. Il ne s’agit pas de documenter un événement hospitalier, mais de permettre aux parents de se retrouver, quelques instants, dans leur rôle de mère, de père, de frère ou de sœur. Une fratrie peut être présente si elle le souhaite. Un dessin, une couverture tricotée, un body choisi pour l’occasion ou un petit jouet peuvent entrer dans le cadre.
La valeur d’un tel souvenir ne se mesure pas au nombre d’images livrées. Parfois, un seul portrait intime suffit : une main adulte qui entoure une toute petite main, un visage apaisé, une famille rassemblée. Pour Camille et Romain, personnage fictif mais représentatif de nombreuses situations, conserver une photographie de leur fille permettrait de répondre un jour aux questions de leur aîné : « Est-ce que j’avais une petite sœur ? » L’image ne remplace rien. Elle donne toutefois un support pour parler, se souvenir et transmettre.
Le sujet gagne à être abordé sans sensationnalisme. La perte d’un bébé n’est pas une actualité spectaculaire : c’est une réalité familiale, souvent entourée de silence. L’article consacré à l’engagement d’une photographe bénévole à Dijon rappelle justement la portée humaine de ces séances. Elles offrent aux proches un espace où le bébé n’est pas réduit à un dossier, à un diagnostic ou à une chambre d’hôpital.
Pour toi qui découvres cette réalité, l’idée essentielle est simple : la photographie peut devenir un outil de mémoire lorsqu’elle est pratiquée avec tact, consentement et écoute. Elle ne demande pas aux parents d’aller mieux. Elle reconnaît simplement que leur famille a une histoire complète, y compris dans ce qu’elle a de plus douloureux.

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Portrait intime de bébé décédé : comment une séance respectueuse se prépare avec les parents
Une séance consacrée à un enfant disparu ne s’improvise pas. Avant de sortir un appareil photo, la priorité est de créer un cadre clair, rassurant et entièrement ajusté aux souhaits de la famille. Anaïs Nannini appelle les parents en amont lorsque cela est possible. Cet échange sert à expliquer le déroulé, à entendre les hésitations et à laisser chacun décider de ce qu’il veut garder de ce moment.
Ce premier contact est précieux, car la demande de photographie peut arriver dans un état de sidération. Certains parents savent immédiatement qu’ils souhaitent des images ; d’autres ont besoin de temps, ou préfèrent refuser. Les deux réponses sont légitimes. Un photographe formé à cette situation ne pousse jamais une famille à accepter. Il peut seulement expliquer les possibilités : photos du bébé seul, avec les parents, avec les frères et sœurs, gros plans sur des détails, objets personnels, ou retouche d’images prises par les proches.
Des choix concrets qui redonnent une part de contrĂ´le
Dans un contexte où beaucoup de décisions médicales ont pu être subies, choisir un vêtement, une couverture ou une composition peut sembler modeste. Pourtant, ce sont des gestes importants. Ils permettent aux parents de dire quelque chose de leur bébé. La séance peut inclure un bonnet offert par une grand-mère, une peluche préparée pendant la grossesse, un bracelet de maternité ou des fleurs discrètes.
La durée est généralement courte, souvent entre vingt et trente minutes. Ce temps réduit ne traduit pas un manque d’attention : il respecte la fatigue, le choc et l’intimité des parents. La personne derrière l’objectif doit travailler avec efficacité, en privilégiant les cadrages essentiels. L’appareil devient alors presque invisible, afin que la famille puisse rester présente à son enfant plutôt que de « poser ».
| Étape de l’accompagnement | Ce qu’elle apporte à la famille | Point de vigilance |
|---|---|---|
| 📞 Échange avant la venue | Clarifier les souhaits et réduire l’inconnu | Ne jamais imposer un scénario |
| 🧸 Choix d’objets personnels | Créer une image qui ressemble à la famille | Rester sobre, sans surcharger le cadre |
| 📷 Prises de vues douces | Conserver les liens, les gestes et les détails | Préserver la pudeur de chacun |
| 🖼️ Retouche et remise des fichiers | Offrir un souvenir durable et regardable | Respecter la confidentialité absolue |
La dimension technique existe, mais elle doit rester au service de l’émotion. Une lumière de fenêtre douce, une focale qui évite de déformer les traits, une couverture neutre et un cadrage rapproché peuvent aider à produire des images apaisées. En revanche, des accessoires trop démonstratifs, une mise en scène artificielle ou une retouche qui efface l’identité de l’enfant seraient déplacés. La délicatesse ne consiste pas à nier la réalité ; elle consiste à choisir ce qui mérite d’être regardé avec amour.
La pratique bénévole proposée par l’association Souvenange inclut aussi la retouche de photographies déjà réalisées par les parents ou le personnel soignant. Dans ce cas, les éléments médicaux trop présents peuvent être atténués : câbles, pansements, matériel ou arrière-plan hospitalier. Le but n’est pas de falsifier ce qui s’est passé. Il s’agit de rendre la photographie plus facile à conserver, à montrer ou à revoir dans le temps.
Les mots du photographe comptent autant que ses réglages. Il peut demander : « Souhaites-tu une photo de vos mains ? », « Est-ce que ce doudou est important pour vous ? », « Préférez-vous que je reste ou que je vous laisse quelques minutes ? » Ces questions simples rendent leur place aux parents. Elles évitent aussi de supposer ce qu’ils ressentent, car aucune expérience du deuil ne ressemble parfaitement à une autre.
Un portrait intime réussi n’est pas celui qui fait oublier le drame : c’est celui qui laisse apparaître l’amour sans voler la place de la famille.
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Des souvenirs familiaux face au deuil périnatal : pourquoi les images comptent dans le temps
Il est fréquent d’entendre : « Je ne pourrais jamais regarder ces photos. » Cette réaction est compréhensible. Au moment de la perte, une image peut paraître insupportable. Mais l’intérêt d’un souvenir photographique ne se limite pas aux premiers jours. Les familles peuvent l’ouvrir plus tard, après quelques semaines, plusieurs années, ou la confier à un proche. Elles restent libres de ne pas la regarder immédiatement.
La photographie joue alors un rôle particulier : elle matérialise une histoire que l’entourage ne connaît pas toujours. Lorsque la grossesse s’interrompt, les parents peuvent avoir le sentiment que leur bébé disparaît aussi du récit familial. Or, nommer l’enfant, garder son empreinte, conserver son bracelet ou posséder un portrait permet d’inscrire son existence dans la mémoire de la famille. Ce n’est pas vivre « dans le passé » ; c’est reconnaître une place qui ne s’efface pas.
Dans certaines situations, les images deviennent essentielles pour les frères et sœurs. Un enfant plus grand peut avoir vu le ventre de sa mère s’arrondir, entendu parler d’un futur bébé et préparé un dessin. Après le décès, il a besoin de mots adaptés à son âge, mais aussi parfois d’un repère visuel. Une photo choisie avec soin peut l’aider à comprendre qu’il ne s’agissait pas d’une invention ou d’un secret. Elle peut être conservée dans une boîte à souvenirs, sans être exposée si la famille préfère l’intimité.
La valeur d’une image ne se décide pas le jour même
Le temps transforme le rapport aux photos. Pour certains parents, elles sont consultées souvent ; pour d’autres, elles restent rangées longtemps dans un dossier sécurisé. Il n’existe aucune bonne fréquence. L’essentiel est que le choix demeure possible. Ne pas faire de photo est irréversible. En faire, en revanche, permet de décider plus tard de la place qu’on souhaite leur donner.
Cette nuance est importante dans l’accompagnement. Le photographe ne doit jamais présenter les clichés comme une solution à la souffrance. Ils ne sont pas une thérapie à eux seuls et ne guérissent pas le chagrin. Ils peuvent toutefois soutenir le travail de mémoire, favoriser une parole entre proches ou aider les parents à affirmer : « Il faisait partie de notre famille. »
Une mère ayant déjà perdu un enfant à cause d’une maladie génétique l’a exprimé avec une grande justesse dans un témoignage relayé à Dijon : elle redoutait de ne pas avoir de photo avec son bébé, contrairement aux images qu’elle possédait avec sa fille vivante. Cette comparaison montre pourquoi les portraits ne sont pas accessoires. Ils participent à une forme d’égalité symbolique entre les enfants d’une même fratrie, sans confondre leurs histoires.
- 🕯️ Pour les parents : garder la preuve sensible d’une rencontre et de gestes partagés.
- 👨‍👩‍👧 Pour la famille : donner un support pour évoquer l’enfant avec des mots justes.
- 🧒 Pour la fratrie : répondre à des questions qui peuvent surgir bien plus tard.
- 📦 Pour l’avenir : laisser la possibilité de revoir, transmettre ou simplement conserver.
Les souvenirs familiaux peuvent aussi prendre d’autres formes : une lettre, une empreinte de pied, une mèche de cheveux lorsqu’elle est proposée, un vêtement, un carnet de condoléances. La photographie ne remplace pas ces objets. Elle dialogue avec eux. Ensemble, ils composent une mémoire tangible, particulièrement importante lorsqu’il y a eu peu de temps partagé.
Il faut également protéger ces fichiers. Les familles peuvent demander une galerie privée, une clé USB, des tirages dans une enveloppe neutre ou des fichiers numériques sans publication. Rien ne doit se retrouver sur les réseaux sociaux sans un consentement explicite, informé et réversible autant que possible. La confidentialité n’est pas un détail administratif : c’est une condition de confiance.
Une image peut rester cachée dans un tiroir et avoir pourtant une immense valeur : elle maintient ouverte la possibilité du souvenir.
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Photographie de nouveau-nés disparus à Dijon : éthique, émotion et juste place du photographe
Face à la mort d’un bébé, personne ne possède de phrase parfaite. Un photographe ne vient pas réparer l’irréparable, ni jouer le rôle d’un soignant, d’un psychologue ou d’un proche. Sa juste place est plus humble : il met sa compétence au service d’un moment d’adieu, en restant attentif aux silences, aux demandes et aux limites de chacun.
Cette mission demande une réelle préparation émotionnelle. Avant sa première intervention, Anaïs Nannini explique avoir prévenu ses proches et réfléchi à ce qu’elle pourrait dire. C’est une réaction saine. Travailler au contact du deuil périnatal implique de mesurer ce que l’on est capable de porter, de connaître ses ressources et de savoir vers qui se tourner après une séance difficile. L’engagement ne repose pas sur l’idée de ne rien ressentir.
Au contraire, l’émotion peut être présente. Pleurer avec les parents n’est pas automatiquement une faute professionnelle si cela reste discret et si l’attention revient vers eux. Ce qui poserait problème, ce serait de déplacer le centre de gravité : le drame appartient à la famille, pas au photographe. La posture juste consiste à accueillir l’émotion sans demander aux parents de consoler la personne qui les accompagne.
Une pratique professionnelle encadrée par le consentement
Le consentement doit être recherché à plusieurs moments : avant l’intervention, pendant la prise de vues et avant toute utilisation des photos. Les parents peuvent changer d’avis, demander d’arrêter, refuser certains cadrages ou ne vouloir aucune image avec eux. Ils peuvent aussi souhaiter que le visage du bébé reste privé. Ces choix méritent d’être entendus sans commentaire.
Le vocabulaire demande la même prudence. Il est préférable de reprendre les mots employés par les parents : « votre bébé », son prénom, « votre fille » ou « votre fils » si c’est ainsi qu’ils le nomment. Les formulations impersonnelles peuvent être vécues comme une mise à distance. À l’inverse, il ne faut pas forcer les parents à parler, à sourire, à tenir leur enfant ou à raconter leur histoire. La présence silencieuse peut être la réponse la plus respectueuse.
Les établissements de santé ont également un rôle déterminant. Une bonne coordination avec les équipes de maternité permet d’indiquer aux familles qu’un accompagnement photographique existe, sans pression et au bon moment. Le personnel soignant connaît le contexte médical ; le photographe connaît la lumière, les cadrages et la relation au souvenir. Chacun conserve son champ d’action.
Le regard extérieur n’est pas toujours facile. Certaines personnes disent ne pas comprendre pourquoi photographier un bébé mort-né. Cette incompréhension vient souvent de la peur ou d’une culture du silence autour de la mort. Pourtant, le témoignage d’une photographe bénévole publié par Parole de Mamans sur les souvenirs d’enfants étoiles met en lumière une idée simple : les parents concernés ont, eux aussi, le droit à des images dignes et choisies.
À Dijon comme ailleurs, cette photographie ne doit jamais devenir un contenu émotionnel destiné à attirer des vues. Les histoires individuelles ne sont pas un décor de communication. Les images doivent rester la propriété morale et pratique des familles, selon les conditions définies avec elles. Un portfolio public sur ce thème nécessite une prudence extrême ; le plus souvent, l’absence de diffusion est le choix le plus respectueux.
L’éthique commence avant le déclenchement : elle se construit dans l’écoute, le consentement et la discrétion absolue.
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Trouver un accompagnement humain en Bourgogne-Franche-Comté après la perte d’un bébé
Lorsque le décès survient, les parents n’ont ni le temps ni l’énergie pour comparer des prestations ou chercher longtemps un contact fiable. C’est pourquoi les associations et les professionnels bénévoles jouent un rôle concret. Ils offrent un accès plus simple à une aide spécialisée, tout en laissant aux familles la liberté d’accepter ou non cette proposition.
En Bourgogne-Franche-Comté, l’engagement d’Anaïs Nannini est particulièrement notable : elle intervient à Dijon, à Besançon et dans d’autres villes de la région selon les besoins. Après environ sept années de bénévolat, elle a photographié une dizaine d’enfants. Ce nombre modeste rappelle une réalité importante : chaque intervention est rare, singulière et exigeante. Il ne s’agit pas d’une activité standardisée, mais d’une présence ajustée à une histoire précise.
Si tu accompagnes une amie, un collègue ou un membre de ta famille touché par un deuil périnatal, évite les injonctions. Dire « tu devrais faire des photos » peut être trop direct. Une formulation plus douce laisse une porte ouverte : « Il existe des associations qui peuvent proposer des souvenirs photographiques si vous en avez envie. Je peux chercher les informations pour vous. » La différence est essentielle : tu informes, sans décider à leur place.
Des gestes utiles pour l’entourage et les professionnels
La qualité de l’accompagnement dépend aussi de ce qui se passe après. Un proche peut citer le prénom de l’enfant, envoyer un message à la date présumée de naissance ou demander simplement comment vont les parents, sans attendre une réponse positive. Pour une petite entreprise, une équipe ou un établissement, prévoir une écoute respectueuse et des informations adaptées peut éviter que les personnes concernées aient à tout expliquer dans un moment de grande vulnérabilité.
- 🤍 Informer sans imposer : transmettre le contact d’une association ou d’un professionnel, puis laisser la famille choisir.
- 📞 Proposer une aide concrète : appeler, accompagner à un rendez-vous, garder un aîné ou préparer un repas.
- 🗣️ Employer le prénom du bébé : si les parents l’utilisent, ce geste reconnaît sa place.
- 🔒 Respecter la vie privée : ne demander ni image ni détail, ne rien partager sans accord explicite.
- 🕊️ Rester présent dans le temps : le deuil ne s’arrête pas après les premiers jours.
Pour une famille qui souhaite garder une trace, la première action peut être très simple : demander à l’équipe soignante quelles solutions existent dans l’établissement, ou consulter les ressources de Souvenange. Les parents n’ont pas besoin de savoir exactement quel type de photographie ils désirent. Une conversation avec un bénévole suffit souvent à éclairer les possibilités et à rassurer sur le déroulé.
La photographie de nouveau-nés disparus interroge profondément notre rapport collectif à l’absence. Elle rappelle qu’un enfant peut compter dans une famille même s’il n’a pas vécu longtemps, même si son histoire s’est arrêtée avant la naissance. À Dijon, ce travail bénévole rend visible une vérité souvent tue : l’amour parental ne se mesure pas au temps passé ensemble.
Garde cette idée en tête : proposer une trace, c’est parfois offrir aux parents la liberté de ne pas laisser le silence raconter seul leur histoire.
Les parents doivent-ils accepter une séance photo juste après la perte ?
Non. La photographie est toujours une possibilité, jamais une obligation. Les parents peuvent accepter, refuser, demander un délai, choisir seulement quelques détails ou préférer recevoir des informations pour décider plus tard.
Que peut montrer un portrait intime d’un nouveau-né disparu ?
Il peut montrer le bébé, ses mains ou ses pieds, un doudou, un vêtement choisi, les mains des parents, la fratrie ou une scène familiale sobre. Le contenu dépend entièrement des souhaits de la famille.
Pourquoi retoucher des photos prises à l’hôpital ?
La retouche peut atténuer les éléments médicaux visuellement envahissants, comme les câbles ou l’arrière-plan technique. Elle ne change pas l’histoire vécue : elle aide à mettre l’accent sur le bébé et sur les liens familiaux.
Les photographies sont-elles diffusées publiquement ?
Elles doivent rester strictement confidentielles. Toute diffusion, y compris sur les réseaux sociaux ou dans un portfolio, exige un accord explicite et éclairé des parents.




C’est beau de voir comment la photographie aide Ă garder vivante la mĂ©moire des tout-petits.
C’est un sujet très touchant. Ces photos peuvent vraiment aider Ă se souvenir et Ă guĂ©rir.